Anticiper l'évolution des carrières,
un outil BPI qui a fait ses preuves
Le bilan "Dynamique de parcours ACT III" permet un "arrêt sur image" pour une connaissance de soi plus approfondie : ses choix professionnels, son rapport à l’âge, au temps – celui qui passe, celui qu’il reste – ses choix de vie.
Le bénéficiaire voit reconnus et appréciés ses compétences, ses efforts et ses résultats.
Grâce à cet accompagnement, le salarié se projette dans l’avenir, il peut adopter une posture d’acteur responsable de ses choix, de leurs implications professionnelles, il est prêt à prendre en main l’évolution de sa troisième partie de carrière.
Au terme du bilan, il devient force de proposition, avec un plan d’action partagé et validé avec l’entreprise.
Tous ces éléments relancent sa motivation.
A noter que "Dynamique de parcours ACT III" peut alimenter votre négociation – elle s’inscrit dans le domaine d’action : "Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles".
Bénédicte Roy, consultante BPI
Témoignages
D’un bénéficiaire à l’autre, les perspectives et les ambitions diffèrent.
« Au cours d'une séance de "pré-restitution" avec le DRH, il a découvert chez moi des facettes et/ou des potentialités qu’il ignorait et a pris conscience de ce que l’entreprise risquait de perdre en n’utilisant plus ou pas suffisamment ce que je peux lui apporter. »
Marie P.
« J'arrive en douceur à la fin de ma vie professionnelle. Je reste chez X. tant qu'on ne me demande pas de partir, mais j'ai un plan B. »
Xavier M.
« Une bonne ambiance chez les seniors, c’est bon pour l’entreprise. A contrario, des seniors aigris, désengagés, cela nuit à l'efficacité de l'ensemble. »
Hélène R
Les facteurs favorables à l’emploi des seniors

L’étude des stratégies mises en œuvre par les pays qui réussissent mieux que la France à maintenir les seniors dans l’emploi permet de distinguer 7 principaux facteurs de réussite.
Monique Tessier, consultante BPI
Écho
Conférence débat sur l’emploi des seniors,
des questions et des réponses
Le jeudi 9 juillet dernier, des DRH de la filière pharmaceutique se retrouvent dans les locaux de BPI pour une conférence débat sur le thème de l’emploi des seniors. Le débat est animé par Etienne Grau, Geneviève Prentout et Monique Tessier consultants de BPI, et Guillaume Bredon, avocat spécialiste en droit du travail et intervenant au LEEM (Les Entreprises du Médicament).
« Depuis 2 ans, le gouvernement prend une série de mesures pour rendre impossible la mise à la retraite avant 65 ans » explique Me Bredon.
Les entreprises se demandent, en ces temps de crise et de réduction du personnel, comment se passer de cette variable d’ajustement et sortir du consensus social que représentaient les préretraites.
Différentes pistes sont évoquées pour respecter les nouvelles dispositions législatives y compris pour les entreprises qui ne recrutent pas : maintenir les seniors dans l’emploi, augmenter l’âge
moyen de départ en retraite, viser une progression de l’embauche des seniors, y compris en CDD et intérim.
La question du ciblage des mesures est posée. Et la réponse suit : « Oui, les mesures de l’accord peuvent concerner une population plus large à condition que les objectifs chiffrés et les indicateurs associés concernent spécifiquement les seniors. » Il est précisé également que, pour l’instant, les indicateurs du bilan social restent inchangés.
En conclusion, les intervenants s’accordent pour dire que si l’élaboration d’un accord "seniors" avant la fin de l’année 2010 est cruciale car l’accord sécurise l’entreprise et lui permet d’éviter la sanction financière, il s’agit aussi de définir une politique seniors adaptée aux enjeux économiques et sociaux, et de parvenir à construire, avec les salariés concernés, une stratégie de carrière acceptée et non subie.
Geneviève Prentout, consultante BPI
Économie
Protectionnisme ? Libre échange ?

Que vous habitiez aujourd’hui en Europe ou en Amérique, vos gouvernements sont soumis à la pression du protectionnisme ; le secteur automobile en est un bon exemple. La cause première de la crise pour de plus en plus de citoyens, en particulier les classes moyennes, est la mondialisation et le libre échange. Les disparitions d’activités industrielles et les délocalisations ne font que renforcer ce sentiment grandissant d’insécurité économique. La crise financière de 2007 et la récession pour 1 ou 2 ans renforcent encore les rangs des partisans de la protection des emplois et des industries nationales. Comme en 1929, les gouvernements auront fort à faire pour y résister. Or il y a de multiples façons d’être protectionniste.
Un peu d'histoire
En 1830, l’économiste rhénan Friedrich List préconisait à l’industrie naissante un « protectionnisme éducateur » : on se protège à moyen terme pour permettre le libre-échange à long terme.
Pour Ricardo, le libre-échange crée plus d’emplois qu’il n’en détruit et permet d’orienter la production des biens et des services vers des domaines spécialisés avec des avantages comparatifs.
Pour Paul Krugman, dit économiste de gauche, les transformations des industries occidentales ont un effet de développement et d’entraînement sur les pays émergents. Prix Nobel d'économie 2008, il affirme que « s'il existait un serment des économistes, il contiendrait sûrement les affirmations suivantes : “je crois aux principes de l'avantage comparatif” et “je crois au libre échange” ».
C’est probablement le français Frédéric Bastiat qui a le mieux résumé le paradoxe : « Quand les marchandises ne traversent pas les frontières, les armées le font ! » Bref, l’alternative proposée est claire : la liberté du commerce ou la bagarre générale. Pas de quoi sortir de leurs angoisses nos classes moyennes.
Questions...
Sommes-nous donc à ce point bloqués par les schémas des crises passées et figés devant le champs d’innovations que nous offre l’après crise ?
Ne pouvons-nous aborder les problèmes de cette crise qu’avec une pensée routinière ?
Que signifient aujourd’hui le retour des États dans la décision économique et le recours massif aux fonds publics ?
Enfermement sur nos petites nations ou tentatives de suppléer aux insuffisances du privé et du small and free is beautifull ?
Devant l’augmentation du chômage, qu’il faut assister de manière à faciliter les embauches au moment de la reprise, quelle place et quels moyens nouveaux imaginer pour adapter les compétences aux territoires et aux économies locales et globales de l’après crise ?
Des initiatives européennes et transatlantiques vont être nécessaires pour que la responsabilité collective l’emporte sur le repli sur soi, en particulier par le renforcement des mesures cohérentes de formation pendant le "creux de la vague" et de retour à l’emploi "au ressac".
Bernard Florence, consultant BPI
Responsabilité sociale des entreprises
>> suite de la p. 1 du MAG'
Plusieurs prédictions à ce stade.
Selon la première, ce concept gadget, globalisateur, et sans vrais moyens d’actions, mourra de la déception qu’il va engendrer.
La seconde avance que la prise de conscience amorcée par certains ne pourra subsister face aux enjeux de survie posés par la crise.
La dernière prédit que la RSE injectera la dimension éthique et la prise de recul nécessaire sur nos modes de production et d'échanges, dont le système a besoin pour se sauver de lui-même...
Le capitalisme est aujourd'hui triplement interrogé : par la crise de son système financier, l'épuisement des ressources naturelles ainsi que par la démobilisation de ses salariés (la baisse de l'énergie libidinale) Source : philosophe français Bernard Stiegler face à une course à une performance qui ennuie ou qui épuise.
Nos entreprises sont souvent prises à partie sur la manière dont elles ont contribué à cette situation.
Le niveau de rémunération des actionnaires (dont nous faisons tous, directement ou indirectement, partie), la non régulation et le manque de transparence des marchés financiers sont au centre des débats.
La RSE, en tant que traduction du concept du "développement durable" auprès des entreprises, a pour préoccupation de ne plus compartimenter les choses, d'appréhender l'économie de manière globale comme un système en interaction.
Déjà le Club de Rome en 1972
s’interrogeait sur les limites de notre modèle économique et sur l’épuisement des ressources. On aurait oublié des dimensions dans le prix des produits et services. Les économistes parlent d’internalisation des externalités : la prise en compte du coût environnemental de la production d’un produit ou d’un service.
La RSE revisite ainsi le concept économique d’utilité marginale à la lumière des interactions humaines, dont celui le l’homme avec son environnement. L’environnement non pas pour lui-même mais parce qu’il est l’espace de vie et de survivance de l’homme. Pour d’autres économistes, il s’agit aussi de prendre en considération le passage d’une économie de la rareté à une économie relationnelle Source : Jacques Attali où le lien social est placé au cœur et aura "un prix" (qui pourra même être la gratuité).
Passer à une approche plus systémique
demande d’intégrer d’autres critères, d’élargir le champ des paramètres pris en compte dans la mesure de la performance des organisations mais aussi notre modélisation économique.
La RSE propose ainsi d’autres outils d’aide à la décision pour les organisations et leurs responsables.
Évolutions pas si anodines, loin s’en faut.
Elle implique notamment d’étendre le périmètre de la responsabilité des entreprises, au-delà de leur intérêt économique direct, aux territoires sur lesquels elles sont implantées, sur les dimensions sociales et environnementales, souvent non contractualisées. Position difficile à tenir pour un dirigeant, proche de l’injonction contradictoire, qui génère déni, dédain ou engouement.
Changement de modèle d’analyse, de modèles managériaux, voire de modèle économique, pourrait-on parler de changement radical de regard ?
2010 pourrait bien nous renseigner sur la question. Signe fort des temps, une nouvelle norme, l’ISO 26 000 L’ISO 26 000 est élaborée au niveau international, la commission française (AFNOR) est constituée de représentants des diverses parties prenantes (dont le cabinet BPI). Elle vise à donner un cadre de référence et des lignes directrices pour les 7 champs suivants : Gouvernance de l’organisation, Droits de l’homme, Relations et conditions de travail, Environnement, Bonnes pratiques des affaires, Consommateurs, Engagement Sociétal. Sa parution est prévue pour 2010. , sur la "Responsabilité sociétale des organisations", élaborée au niveau international y verra le jour. Elle sera
applicable à tous les acteurs publics ou privés, associatifs ou lucratifs, sur les impacts sociaux, sociétaux et environnementaux.
La gouvernance, la lutte contre la corruption Voir les principes de l’Equateur sur le système financier et la recherche de transparence sont des volets incontournables de ce texte. De même, la notion de responsabilité partagée (au sens de droits et devoirs) n’y est pas anecdotique. Salariés, citoyens, clients, syndicats, management, direction, actionnaires, fournisseurs, État, territoire local et ONG, nous sommes tous parties prenantes de la manière de "faire" nos économies.
Si nous sommes sur le champ de la responsabilité partagée, comment nous, hommes et femmes d’entreprises, pouvons-nous cautionner d’appartenir à un système économique coupé du reste du monde ?
Victimes et bourreaux tout à la fois. Sortir de cette "schizophrénie" demande une implication à la fois individuelle et collective, une permission que nous nous donnons à nous-mêmes, une possibilité de réunir nos différentes "casquettes" de salariés, citoyens, ou actionnaires (…).
Alors, quelle "sortie de crise" pour la RSE ?
Une possibilité donnée d’explorer la recherche collective de solutions et l’ouverture de nouvelles voies. Elle n’évitera pas les crises, ni les arbitrages quotidiens difficiles face à ce sujet complexe et évolutif.
À l’heure où le Grenelle de l’environnement est traduit dans notre réglementation, il s’agit de ne pas oublier que la RSE ne se limite pas une maîtrise des risques. Elle est gisement d’initiative créatrice, au sens Schumpetérien du terme, source d’innovation en matière de produits, de services ou de mode de gestion La "mesure" d’un comportement socialement responsable ou de la "triple performance" se fait par les agences de notation qui renseignent les fonds ISR (ex : Vigéo, Ethifinance) sur la base d’une batterie de critères précis qui constituent le reporting extra financier. Ce reporting repose souvent sur la Global Reporting Initiative. La GRI a été établie vers la fin 1997, suite au sommet de Johannesburg, avec comme mission de développer les directives applicables pour rendre compte des performances économique, environnementale, et sociale. Signe des évolutions le marché financier français a connu une progression des fonds Investissements Responsables (ISR). novethic .
Les concepts de Développement Durable et de RSE ont en germe de grands changements pour les États, les organisations, mais aussi pour chaque citoyen. Elle relève de la transformation de notre cadre de référence. Elle repose sur un pari, celui de la prise de responsabilité, ou plutôt de liberté, de chacun d’entre nous de ce changement de braquet.
Audrey Barbe, consultante BPI
PME
>> suite de la p. 1 du MAG'

Mais pour un changement réussi, combien de projets ont avorté ou se sont transformés en "eau tiède" ? Pour un salarié que le changement a rendu heureux, combien n’ont pas su prendre le train, et se sont retrouvés complètement désemparés, combien de collaborateurs longtemps considérés comme des moteurs de l’entreprise s’enferment brusquement dans une spirale d’échec ?
Pour un dirigeant de PME, il s’agit de comprendre comment maximiser ses chances lorsque le facteur humain, par nature peu modélisable, conditionne de façon aussi importante la réussite des transformations qu’il faut réussir. La réponse se situe dans des pratiques et une vision très spécifiques aux PME.
Nous sommes en effet convaincus chez BPI que les difficultés à conduire le changement sont d’une nature tout à fait différente selon la taille de l’entreprise.
Au sein des petites et moyennes entreprises, les changements, c’est le chef d’entreprise qui les porte, seul ou éventuellement en s’appuyant sur un ou deux collaborateurs proches qui partagent la même vision des enjeux et de la finalité des évolutions requises. Charge à cette petite équipe de porter les projets dans toutes leurs dimensions, mais également et en même temps, d’entraîner tous les salariés de leur entreprise avec eux.
Quelles sont les clés de la réussite pour les PME ?
En premier lieu, la volonté et l’état d’esprit de son dirigeant, bien sûr, mais c’est loin d’être suffisant. Un exemple récent de deux entreprises, toutes deux victimes d’un effondrement d’une partie de leurs activités, et contraintes de se restructurer rapidement, donne des éléments de réponse éloquents. Dans les deux cas, les dirigeants sont en première ligne et doivent négocier l’un des virages les plus difficiles de leur histoire.
Le dirigeant de la première entreprise met une pression énorme sur les cadres de son comité de direction, et leur impose de modifier l’organisation.
Face aux difficultés rencontrées : conflits sociaux sur plusieurs ateliers, poids du quotidien qu’il faut quand même gérer, manque de visibilité, incertitudes perçues, sentiment d’être seul face à certains enjeux, la confiance au sein de l’encadrement s’émousse. Le niveau de stress devient difficilement supportable. Un premier puis un deuxième collaborateur clé démissionnent. L’entreprise est finalement démantelée.
La seconde entreprise bénéficie d’un dirigeant exercé à la conduite du changement et aux techniques de gestion des projets. Celui-ci comprend qu’il lui faut en premier lieu aider ses collaborateurs proches à s’approprier l’enjeu de redressement, puis à adopter dans leurs détails les démarches qui vont permettre à l’entreprise d’une part de se restructurer en limitant les coûts et les souffrances sociales, et d’autre part de remobiliser les salariés avec lesquels elle va devoir se reconstruire. Non seulement l’entreprise se redresse, mais l’état d’esprit et le dynamisme retrouvé de ses salariés lui permettent de se lancer sans transition dans de nouvelles conquêtes.
Les études que nous menons régulièrement auprès des PME montrent qu’il n’y a pas de miracles. Il n’y a que des PME mieux préparées que d’autres à conduire leurs transformations. Bien sûr la palette des transformations est très large et très variable d’une entreprise à une autre, mais on observe cependant que les PME les plus performantes dans la conduite de leurs projets de changement développent trois caractéristiques communes :
Le dirigeant, ainsi que la plupart
du temps, ses collaborateurs
proches, sont formés aux fondements
de la conduite du changement
et de la gestion des projets
complexes. Ils partagent en
général plusieurs points de
repère essentiels, comme par
exemple :
• comment construire et piloter un projet, au plan du planning de ses tâches, mais également de ses ressources,
• quelle est la bonne vitesse et quel est le bon rythme de transformation ?
• comment et à quel moment évaluer les impacts des transformations recherchées sur chacun des salariés de leur entreprise et avec chacun d’entre eux,
• comment développer le jeu collectif, en interne, mais également aux bornes de l’entreprise
• comment maîtriser le niveau stress nécessaire à toute transformation, mais le maintenir à un niveau socialement acceptable.
Un effort continu est mené auprès
des managers intermédiaires,
souvent des salariés "issus du rang", pour les faire progresser
au plan des techniques managériales ; ces managers intermédiaires
sont considérés comme
facteurs clés du développement
de la motivation des salariés et de
l’innovation, et à ce titre bénéficient
de programmes de formation
et d’accompagnement individualisé.
Des démarches consistantes,
visant à élever le niveau de compétence des salariés, sont mises
en oeuvre ; l’objectif recherché
par l’entreprise est de développer
les compétences de demain, par
la formation des salariés, mais
également par l’acquisition de
nouvelles compétences ; on
constate d’ailleurs depuis peu sur
ce thème qui dépasse assez largement
le cadre de l’entreprise
que certaines branches professionnelles
prennent de nouvelles
initiatives et tentent de mettre en place une gestion des compétences
au niveau de la filière.
Les vraies réussites des PME ne doivent cependant pas masquer leurs désillusions : virages ratés, ambitions revues à la baisse, projets dégradés ou tout simplement arrêtés... Les marges de progrès sont immenses. Si dans les grands groupes, un projet de transformation sur deux peut être considéré comme une réussite, le score tombe à un sur six au sein des PME. Faut-il s’en désespérer ? Au contraire. Que se passera-t-il lorsque le formidable paradoxe tombera ? Celui qui veut que les PME qui sont les entreprises qui rassemblent le plus grand nombre d’entrepreneurs soient encore les moins bien armées pour affronter et réussir leurs transformations ?
Rêvons un peu…
Vincent Stanislawiak, consultant BPI